A travers mon agence immobilière installée à Casablanca, centrée sur l’accompagnement des professionnels, j’ai naturellement cherché a étendre mon activité. J’ai passé beaucoup de temps à étudier la commercialisation de programmes neufs à destination des étrangers. Cela semblait logique tant la demande d’achat au Maroc semblait importante. Plus j’avance sur ce projet, plus j’ai des doutes sur le sérieux de certains promoteurs marocains. Attention, sous le terme de “promoteurs marocains” je fais aussi référence aux promoteurs étrangers opérant au Maroc. Le promoteur dont je vais parler aujourd’hui est le groupe FADESA, promoteur espagnol installé au Maroc.

En début de cette année j’ai rencontré un intermédiaire marocain chargé de commercialiser un projet FADESA de villas de haut standing autour d’un Golf à Marrakech. Il s’agissait de villas individuelles dont le prix commençait à 5 millions de dirham (450 000 euros). Bien qu’un peu cher, les produits semblaient intéressants.

L’intermédiaire demandait le paiement de 30% du total de la vente à la signature pour une livraison courant 2009. Alors que je trouvais la somme très élevée, l’intermédiaire finit par me lâcher que cette somme n’était que de 20% en fin d’année dernière, mais l’augmentation de la TVA (qui est passé de 14 à 20% au début 2008) les a obligé à intégrer le différentiel dans le premier versement.

Pourquoi faire payer la TVA au moment de la signature ? En fait FADESA a probablement joué un mouvais tour à ses intermédiaires. Dans le contrat de commercialisation, le promoteur signe avec ses intermédiaires un compromis de vente. Le client, trouvé par l’intermédiaire, rachète en final le compromis de vente. La responsabilité du projet est alors (re)transférée à FADESA. Les 30% en question couvraient le rachat de l’option, les 7% du total de la TVA sur le bien ainsi que la commission de l’agent. L’augmentation de la TVA renchérissant le prix d’achat, FADESA a probablement demandé à l’intermédiaire son paiement intégral avant d’accepter de transfert de la vente.

Autant dire que l’intermédiaire en question semblait inquiet. Il m’avouait avoir acheté de nombreuses options sur différents programmes FADESA mais que la somme de 30% demandée à la signature du contrat refroidissait ses prospects. Le problème est que plus le temps passe, plus cet intermédiaire se trouve “coincé” car pour FADESA c’est notre intermédiaire qui est le propriétaire et c’est lui qui doit régler toutes les échéances jusqu’à la livraison finale du projet.

J’ai voulu en avoir le cœur net en me rendant au bureau de vente officiel de FADESA qui se trouve dans le centre de Casablanca. Je fus assez surpris de l’accueil …